La philosophie du programme « Ville sociale » et la nouvelle approche politique qui s’y rattache sont basées sur une nouvelle répartition des tâches entre l'État et la société. En effet, ce changement a clairement permis de donner plus de poids au niveau de la représentation des intérêts sociaux : « L'état ne dirige plus comme il le faisait, mais il suscite, mobilise et motive, favorise la communication et la coopération, encourage si possible également le consensus, mais il se fie au potentiel endogène de la société » (1) . Ceci correspond à l’idée que non seulement l’ensemble des citoyens, mais également bien d’autres acteurs, devraient participer au développement de quartier, ce qui n’était pas le cas avec le renouvellement urbain traditionnel – même lorsque celui-ci était axé vers les questions sociales avec le « renouvellement urbain prudent ».
Les acteurs qui participent à la mise en œuvre du programme « Ville sociale » doivent relever un énorme défi puisqu’ils doivent satisfaire au besoin d’une action intégrative et coopérative et faire face à des problèmes graves et complexes dans les quartiers défavorisés. Pour ce faire, ils sont partiellement confrontés à des exigences, pour lesquelles ils ne sont pas ou peu organisés et leurs actions ne sont pas adaptées. En effet, pour mettre en œuvre le programme « Ville sociale », il faut prévoir et organiser un processus ouvert avec tous les participants, parler le même langage et trouver le bon niveau de communication, établir un climat de confiance et mettre en marche un travail de coopération. La participation à cette nouvelle approche politique signifie, pour tous, renoncer à des habitudes de comportement et des procédures traditionalistes, assumer de nouvelles responsabilités, être prêt à participer à des processus d’apprentissage et à des procédures ouvertes et également conclure des alliances et des partenariats, en dépit des malentendus, des conflits, des luttes de pouvoir, de la perte d’une certaine autonomie, des déceptions et autres dépenses de temps et d’énergie.
On exige avant tout de la part des acteurs professionnels, que ce soit dans l’administration, la politique, ou au sein d’autorités indépendantes, d’organismes de construction de logements ou de bureaux de planification, qu’ils développent une relation de proximité sur place, qui ne leur avait pas été demandée jusqu’à présent. Ils doivent se rapprocher de l’ensemble des habitants et des acteurs locaux, s’adapter à des moyens d’expressions et de comportements dont ils n’ont pas l’habitude, être prêts à adapter leurs normes et leurs règles sans pour autant négliger les compétences professionnelles premières. Ils doivent être prêts à travailler dans des domaines interdisciplinaires et des domaines spécialisés mais ne peuvent ni ne doivent remplacer « les professionnels dans leur propre domaine » (2) .
Malgré les tendances accrues de notre société à sombrer dans l’individualisation et à la pluralisation, le « manque d’esprit de solidarité » et le « repli résigné sur soi-même » ne peuvent être considérés comme des phénomènes généraux (3) . Au contraire, on peut déceler des signes de bonne volonté en matière de participation, d’initiative personnelle et d’auto-assistance au niveau de la commune et du quartier, aussi bien de la part des habitants que des acteurs locaux. Toutefois, les motifs et les exigences pour une structure d’organisation et des « formes d’association » pour de telles activités ont clairement évolué. De « nouveaux styles informels d’organisation de l’engagement des citoyens » ont émergé, laissant une plus grande souplesse et une plus grande liberté d’organisation (4) . Deux principes sont considérés comme indispensables à cette « institutionnalisation des intérêts sociaux » : premièrement, la participation et l’engagement doivent se faire de plein gré et doivent être soumis à peu de contraintes formelles. C’est ainsi que l’on réussira à mettre en place certains « cadres pour des actions autonomes et volontaires ». Deuxièmement, on doit s’adresser aux personnes susceptibles de participer aux actions « soit par rapport à leurs champs d’intérêt, soit par rapport aux besoins spécifiques de leur situation », et leur assurer « qu’une participation sociale » apportera des « résultats tangibles » (5) .
De cette façon, non seulement on augmente la pression pour adapter et agir au niveau des nouvelles structures d’organisation et des nouvelles fonctions, mais on décuple également le besoin de coordonner la multitude d’acteurs dont les champs d’action et les intérêts diffèrent. Dans de nombreux quartiers du programme, les acteurs ne coordonnent pas leurs activités à celles des autres.. C’est pour cette raison qu'il est important de soutenir l’organisation des initiatives, des associations, des services déjà existants et les acteurs déjà impliqués dans de nombreux quartiers sous forme de réseaux locaux, dès la première phase de la mise en œuvre du programme mais aussi de favoriser la prise de contact, l’échange d’expérience et la coopération professionnelle.
L’engagement de tous les participants doit être validé, encouragé et reconnu afin d’assurer une continuité. C’est pourquoi, la fondation Lawaetz à Hambourg, l’une des autorités intermédiaires, a plaidé en faveur de la mise en valeur des personnes actives sur le terrain lors de la conférence de lancement du programme « Ville sociale » en mars 2000 : « Remettez aux personnes sur le terrain les médailles du succès » (6) . Les organisations de remise de « prix Ville sociale » ont mis l’accent sur la façon dont la reconnaissance peut motiver les gens, encourager la communication et quel impact médiatique elle peut avoir en tant « qu’acte symbolique » de la valorisation sociale (7) .
Cette compétition (8) a révélé non seulement la grande variété de projets et de mesures, mais également la diversité des acteurs impliqués qui engagent des efforts considérables dans le programme, souvent de façon bénévole. Déjà à l’annonce du premier concours juste après la mise en œuvre du programme « Ville sociale » en 2000, 101 projets et mesures ont été déposés; le deuxième concours en 2002 a connu un accueil deux fois plus important avec 214 dossiers déposés. La majorité des candidatures ont été déposé par les villes et les communes (sur les deux années, cela représente par année un quart des candidatures déposées), les autres ont été déposées par des organismes de construction de logements (en 2000 : 24%; en 2002 : 17%), par des autorités responsables de l’assainissement, des sociétés de renouvellement urbain et des bureaux de management de quartier (5% et 22%), par des associations et des initiatives d’habitants (14% et 10%) et des organisations d’aide sociale (6% en 2000 et 2002).
La majorité des organisations centrales responsables de la mise en œuvre du programme « Ville sociale » doivent relever des défis particuliers en raison de la situation tendue et du malaise dans les « quartiers avec un besoin particulier de développement ». En outre, étant donné la situation de changement macrosocial et le nouvel environnement général qu'il implique, ces acteurs doivent également presque tous assumer des fonctions supplémentaires. Pour ce faire, ils doivent développer une nouvelle image de soi et une nouvelle conception des rôles.
L’objectif principal du programme « Implication et participation des habitants » est d’accorder plus d’attention aux catégories sociales, qui jusqu’à présent, restaient plutôt dans l’ombre des processus de développement social et n’étaient même pas pris en considération par l’opinion publique; on leur propose désormais d’assumer un rôle d’expert pour le développement futur de leurs quartiers en les invitant à exprimer leur opinion et à participer à l’organisation. Pour pouvoir remplir ce rôle, il faut que les habitants du quartier soient pris en considération, qu’ils soient pris au sérieux, et pour ce faire, il faut leur accorder la liberté d'agir de façon autonome et spontanée, et leur donner la possibilité de prendre des décisions : par exemple, dans le cadre de fonds d’affectation spéciale ou de budgets de quartier
Toutefois, la plupart des habitants ont déjà beaucoup à faire pour surmonter le quotidien, si bien qu’ils ne trouvent presque plus la force de s’investir sur le plan émotionnel ou le temps nécessaire pour pouvoir contribuer à la mise en place de « structures de soutien auto-organisées » (9) . Certains habitants voient cela comme une charge supplémentaire « imposée », et pensent même parfois qu’on leur en demande trop. C’est pourquoi il y a une certaine rétissance (justifiée) de la part des habitants, qui refusent d’être constamment confrontés à une demande d’implication et de participation. Par exemple, on a critiqué au sein du site modèle de Lurup-Altona (10) à Hambourg, le fait que « les habitants sont encore perçus comme des gens qui, dans cette période de crise, devraient se mobiliser, sans que l’on change l’ensemble des conditions générales fondamentales. Les habitants sont actifs. Ils essaient de vivre à peu près décemment dans l’environnement particulièrement difficile de ces quartiers, et pour y parvenir, il faut être vraiment actif. »
Le lancement du programme exige, de la part des habitants de ces quartiers, qu’ils participent assez rapidement aux nombreuses rencontres et aux sondages, qu’ils définissent les problèmes et les objectifs, qu’ils proposent des projets et qu’ils soient actifs dans leur mise en œuvre et qu’ils assimilent un flot d’informations, la plupart du temps en allemand. Pour y parvenir, ils doivent être capables de s’exprimer clairement, être prêts à participer, avoir conscience de leur propre valeur, et surtout être intéressés par une nouvelle perspective du développement de quartier allant de pair avec ce programme. Il est irréaliste de penser que c’est aussi simple que cela. C’est d’ailleurs pour cette raison que les habitants ont besoin d’aide et de soutien.
Par conséquent, au-delà de l’allocution directe, il est nécessaire de provoquer des occasions formelles et informelles de rencontres et de demandes d’informations pour favoriser l'interaction et la communication, qui sont indispensables pour motiver les gens, leur donner les compétences nécessaires et les inciter à participer (11) . Puisque l’implication est étroitement liée à la perception, toutes les améliorations qui peuvent être expérimentées rapidement dans le quartier ont une signification importante, en particulier au moment où elles sont le résultat de processus d’une planification conjointe. « Si l’on ne tire pas les leçons de nos expériences, cela signifie la fin de la participation des habitants » (12)
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Ville sociale », les hommes politiques de la municipalité doivent faire face à de nouvelles structures de prise de décision et en même temps assumer les fonctions traditionnelles de contrôleur confiées aux représentants politiques. Ce changement est considéré comme un gain de pouvoir du côté de l’administration et des habitants alors que du côté politique, ceci est perçu comme une perte de pouvoir (13) . Le partage des fonctions et des responsabilités entre le pouvoir politique (définir les objectifs et leurs limites) et l’administration (opérationnaliser les objectifs et mise en œuvre), tel qu’il est défini par les nouveaux modèles de gouvernance, semble accentuer davantage encore ce déséquilibre que craignent les pouvoirs politiques (14) . En outre, on constate qu’un fossé se creuse entre la « professionnalisation des spécialistes » du côté de l’administration et le « manque de compétences spécialisées » de nombreux politiciens bénévoles.
Les responsables politiques municipaux, en particulier dans les grandes villes, doivent ainsi relever un important défi : donner une nouvelle définition des rôles, qui peut aussi bien supporter la gouvernance stratégique traditionnelle que le travail de fond, bien plus important que celui qui a été fait jusqu’à présent, et la coopération directe avec les acteurs participant au processus de mise en œuvre (15) . Jusqu’à présent, de nombreuses réticences ont été exprimées à l’égard de ce nouveau rôle, et ceci pour plusieurs raisons : « les représentants de la municipalité élus émettent des réserves quant aux droits des groupes de citoyens de participer aux prises de décision (16) »; la volonté et/ou la capacité de dialoguer n’est pas encore suffisamment prononcée; mais souvent aussi parce que de simples contraintes matérielles font obstacle à une collaboration plus importante entre les politiciens de la municipalité. Et enfin surtout, les personnes actives ne peuvent pas accorder beaucoup de temps, en tant que bénévoles, au travail sur le terrain.
L’une des conditions préalables essentielles à une mise en œuvre réussie du programme réside justement dans le fait que la politique aide à poser les premiers jalons : par exemple, c'est le conseil municipal qui sélectionne le quartier avec un besoin particulier de développement, élabore des projets d’action intégrés et établit de nouvelles formes de gestion et d’organisation, ce qui permet de préserver le soutien et la légitimation politique. Cela suppose que les acteurs de la politique municipale développent une politique de proximité en participant aux conférences ou aux forums de quartier, aux tables rondes ou autres commissions du même type, dans lesquelles le pouvoir politique n’interviendrait toutefois qu’en tant que simple « partenaire de négociation au même titre que les autres » (17) . De cette manière, il se fait une idée de la réalité de la vie sur le terrain, peut s’associer aux expériences et aux processus d’apprentissage et ainsi devenir le défenseur et le porte-parole du quartier (18) .
Les autorités municipales remplissent deux fonctions essentielles dans la mise en œuvre du programme « Ville sociale » : d’une part, elles doivent remplir la fonction plutôt « traditionnelle » qui consiste à répondre aux exigences formelles et à définir les conditions requises pour participer au programme (par exemple, sélectionner la région, avoir la responsabilité de la réalisation des projets d’action intégrés, organiser, gérer et comptabiliser les moyens financiers, vérifier les coûts). D’autre part, elles sont également supposées mettre en place, sur le fond, une nouvelle forme de gouvernance, basée sur la coopération et le consensus entre plusieurs acteurs : les pouvoirs politiques, le marché, le troisième secteur et la société civile.
Ce double rôle, perçu par de nombreuses administrations comme un « exercice de haute voltige » exerce une certaine pression poussant à l’action : d’un côté, en tant qu’administration « traditionnelle », elles doivent se charger de la mise en œuvre formelle du programme et parallèlement, expérimenter les approches progressistes expérimentales qu’exige le programme « Ville sociale », à savoir la coopération, dans le quartier concerné, de tous les acteurs incluant ceux qui ne font pas partie de l’administration. Malgré un certain découragement face à la rigidité et à l'égoïsme de certains services administratifs, les administrateurs eux-mêmes exigent un « changement de mentalité », qui passerait du scepticisme à la curiosité et à l’engagement.
Dans ce contexte, il est nécessaire d’institutionnaliser une « formation continue adaptée » du personnel de l’administration (19) , pour combler les lacunes du processus de réforme de l’administration locale orientée vers l’engagement des citoyens : « Privilégier des approches d'administration publique par rapport à des approches visant à appliquer la loi et des méthodes de management, ne signifie pas pour autant une interaction positive avec des habitants actifs et des initiatives. La présentation, le monitoring et la médiation et l’évaluation des résultats sont encouragés. »
À l’exception de la Rhénanie du Nord-Westphalie qui a une longue tradition dans ce domaine depuis le lancement en 1993 du programme du Land « Quartiers ayant un besoin particulier de renouvellement », les expériences grandissantes en matière de développement intégré basé sur le quartier, soulèvent la question de l’élargissement de la réforme de l’administration publique pour englober les approches basées sur l’espace et le quartier (20) . La mise en place d'une administration basée sur le quartier exige le déploiement de nouvelles solutions organisationnelles avec des bureaux et des services spécialisés, telles que la mise en place de groupes de quartier (Gebietsteams).
Même si l’approche du programme « Ville sociale » est similaire aux grandes lignes du nouveau modèle de gouvernance, plusieurs analystes affirment que certains aspects du nouveau modèle de gouvernance sont « également clairement en contradiction avec l'orientation spatiale de l’action administrative »; ils craignent un autre cloisonnement des services spécialisés, ce qui entraverait la coopération systématique entre les différents services administratifs (21) . On constate également des contradictions entre le modèle de service orienté vers le consommateur dans la réforme de l’administration et l'approche du programme « Ville sociale », tourné vers le « citoyen actif et impliqué en tant que co-producteur », mais également entre l’approche de la réforme de l’administration orientée vers le produit et l’approche du programme de développement de quartier « Ville sociale » (22) , qui est plutôt orientée vers le processus. C’est pour cette raison que l’on exige d’un côté, une « profilisation de l’espace social du nouveau modèle de gouvernance », et d’un autre côté, une meilleure prise en compte des éléments de la gouvernance stratégique.
En Allemagne, le travail social repose depuis longtemps sur le « système dual » des autorités publiques et indépendantes, dont la relation est essentiellement basée sur le principe de subsidiarité (23) . Les associations traditionnelles d’aide sociale, riches et influentes, telles que l’Arbeiterwohlfahrt (association comparable à une mutualité ouvrière), le Deutscher Caritasverband (une des associations principales des œuvres sociales privées allemandes), le Diakonisches Werk (l’organisation d'assistance sociale liée à l'église protestante), la Deutscher Paritätischer Wohlfahrtsverband (association allemande paritaire d’action sociale), la Deutsches Rotes Kreuz (Croix-Rouge allemande), Zentrale Wohlfahrtsstelle der Juden, (association centrale d’entraide juive) sont librement réunies au sein du Comité fédéral des organisations d’aide sociale. Il existe, par ailleurs, d’autres comités, qui ne se sont pas ralliés aux associations d’aide sociale. Les associations d’aide sociale sont des « autorités d’intérêt général bien établies » (24) .
Les autorités indépendantes s’adressent tout d'abord à des groupes très spécifiques, à savoir les enfants, les jeunes, les personnes âgées; elles s’occupent des services sociaux et familiaux, parrainent des projets et invitent des bénévoles à assumer des fonctions sociales : elles élargissent, souvent en partenariat avec l’administration municipale, la gamme de services sociaux offerts dans les quartiers, notamment en matière d'éducation, de protection de la famille, d'aide à la lutte contre la toxicomanie, et proposent des services d'urgence et des centres de protection de l’enfance.
Les autorités indépendantes d’aide sociale sont des partenaires importants du programme « Ville sociale » puisque leurs objectifs et leurs exigences correspondent à ceux du programme : « Ils travaillent en partenariat avec différents acteurs sur le terrain (des bénévoles venant des paroisses, des groupes d'entraide et des associations, etc.), et forment ainsi un lobby important pour l’ensemble des régions urbaines et jouent un rôle de défenseur des groupes sociaux défavorisés » (25) . Pourtant, il faut reconnaître que « le rôle des acteurs du travail social n'est pas encore suffisamment actif » dans la mise en œuvre du développement de quartier intégré, ce qui démontre, entre autres, un « manque d’intégration des autorités indépendantes issues de l’aide sociale et de la protection de l’enfance » (26) . Le « plus grand défaut » qui peut être reproché actuellement aux travailleurs sociaux est la difficulté d’intégration dans les activités d’entraide et au niveau de la municipalité. Ces deux derniers aspects pourraient leur donner une identité et une présence sur le terrain (27) . Les autorités indépendantes devraient peut-être adopter une orientation plus claire face aux principes de la société civile, et prendre en considération l'environnement des individus et la vie en communauté. Cela signifie qu'ils doivent élargir le soutien accordé aux particuliers pour englober les problèmes de la région et ainsi amorcer un transfert du « cas particulier au cas plus général ».
Le secteur de la construction de logements
Presque la moitié des quartiers du programme « Ville sociale » sont composés de grands ensembles ; cela signifie, (en règle générale), que les organismes de construction de logements les plus importants, c’est-à-dire des sociétés et des coopératives, sont des acteurs essentiels de la mise en œuvre du programme. Les organismes de construction de logements jouent également un rôle important dans les vieux quartiers et dans les quartiers constitués de bâtiments datant de différentes époques, mais les propriétaires privés sont également très nombreux. Comme les acquéreurs intermédiaires dans les grands ensembles (ceux qui achètent pour louer ou revendre), ils sont plutôt réticents à s'impliquer dans la mise en œuvre du programme. C’est pour cette raison qu’ils n’apparaissent que très rarement comme des acteurs de la mise en œuvre du programme.
Le secteur de la construction de logements tenait déjà une place essentielle dans les programmes traditionnels d’aide au développement urbain. Au milieu des années 80, les grands ensembles des anciens Länder, ont vu surgir des problèmes très variés : la « nouvelle pauvreté » causée par la montée du chômage, la hausse des loyers suite à l’augmentation progressive des loyers des logements sociaux et la dégradation importante des bâtiments ; les problèmes de location, les demandes d'expulsion, les conflits sociaux, les changements successifs de locataires, les réparations massives et les logements inoccupés. Autant d'éléments qui ont transformé ces grands quartiers nouvellement construits à la périphérie des villes en quartiers nécessitant un renouvellement urbain. Étant donné la situation, de nombreuses entreprises de construction de logements ont dû adopter une nouvelle approche. Depuis lors, l’orientation vers le client est devenue un important credo dans la philosophie de l’entreprise. Les entreprises ont alors commencé à prendre en considération les questions sociales dans leurs plans d’économie d’entreprise. Entre-temps, l’engagement social était devenu une « une mission à long terme du secteur de la construction de logements » (28) .
Dans les quartiers du programme « Ville sociale », le secteur de la construction de logements est confronté à la pauvreté des revenus d’une majorité des habitants, aux arriérés de loyers et aux changements successifs de locataires, mais également à la misère (par exemple le surendettement) et parfois au vandalisme. La politique d’occupation des logements, sur laquelle les entreprises de logement n'ont que peu d'influence, est en partie responsable de cette situation. Les entreprises de construction de logements proposent donc un encadrement particulièrement poussé des locataires et des immeubles. L’une de leurs fonctions essentielles consiste à identifier à temps les menaces envers la sécurité des habitations (29) , afin d’éviter de tomber dans le cercle vicieux chômage/dénuement/sans abri.
Les sociétés de construction de logements manifestent « un vif intérêt pour la réussite de la mise en œuvre des processus de la « ville sociale » mais surtout un intérêt commercial », qui d’après elles, ne peut pas leur être reproché dans le processus de la mise en œuvre du programme (30) . Seules les « entreprises saines sur le plan financier peuvent également être axées vers les questions sociales » (32) . À l’occasion de la remise du prix « Ville sociale 2002 », des représentants des sociétés de construction de logements (33) , ont souligné le fait que cela valait la peine « d’investir dans le programme Ville sociale », puisque le seul fait de construire des logements et d'investir dans ce secteur n'était pas suffisant pour améliorer la situation. Ils ajoutent qu'il est nécessaire d’avoir une nouvelle compréhension de la culture de l’architecture et que la planification visionnaire, la perfection de la construction et l'organisation administrative optimale devraient aller de pair avec le management social. Cela permettrait ainsi de souligner l'importance des « facteurs souples » tels que « les relations de voisinage, l’intégration et le bien-être pour inciter les citoyens à s'y intéresser » (34) .
Pourtant l’intégration des sociétés de construction de logements dans les processus de mise en œuvre du programme laisse encore à désirer. De nombreuses sociétés ont été les pionnières en la matière, puisqu'elles se sont, entre autres, déjà chargées depuis longtemps de l'amélioration des grands ensembles. Elles se sont engagées à réaliser des projets innovants tels que l’intensification des services, la mise en place de nouvelles formes de logements-foyers, l’organisation de l’entraide entre voisins, le renforcement de la participation des locataires, l’engagement au niveau de la mise en place d'établissements sous forme de régie, et ont constaté que les efforts axés vers l’action sociale sont également compatibles avec leurs propres intérêts commerciaux de rentabilité en matière de location. D’autres sociétés, pourtant, restent plutôt réservées par rapport au programme. Elles restent des sociétés en concurrence sur le marché, bien que dans les grands quartiers nouvellement construits, en particulier, l'objectif est de développer, grâce à des actions concertées, des stratégies de marketing, de revalorisation et de stabilisation et de les appliquer de façon conjointe.
La tâche est difficile pour les entreprises commerciales dans les quartiers défavorisés puisque, malgré la perte du pouvoir d’achat et la disparition de la demande, et malgré l’image négative de la région, elles doivent continuer d’assurer leur existence pour pouvoir approvisionner le quartier et également offrir des possibilités d’emploi. Le dépeuplement des quartiers, la diminution du pouvoir d’achat et la cessation d’activités engendrant une augmentation du nombre de magasins ou de surfaces commerciales inoccupés, rendent le quartier encore moins attractif. Dans les zones du programme « Ville sociale », les entreprises commerciales sont surtout des petites entreprises ou des micro-entreprises du commerce de détail, de l’artisanat (réparation ou fabrication) et de prestations de services destinés principalement aux ménages (dans les quartiers où résident un grand nombre d’immigrés, ces derniers créent leur propres entreprises pour répondre à leurs besoins spécifiques) – dans l’ensemble, il s’agit d’une clientèle « qui ne jouit pas d’une grande considération auprès des chambres des métiers et des banques, et encore moins auprès des hommes politiques en général de la municipalité en particulier – et par conséquent ne représente pas de lobby (35) .»
Une étude faite à Hambourg (36) , montre que cette « micro-économie, orientée localement, des entreprises de quartier » est très variée, tant au niveau des activités, des emplois, des conditions d’accès à l'emploi et de travail, que son enracinement dans l'infrastructure du quartier. Ces entreprises de quartier se distinguent par leurs spécificités sociales et culturelles. Elles jouent un rôle important dans le marché du travail de la ville. Toutefois ces entreprises de quartier « ne doivent pas être utilisées comme l'instrument d’une politique d’emploi destinée aux groupes marginalisés ou a problèmes», puisqu’elles emploient, la plupart du temps, « une main d’œuvre qualifiée, très motivée et souple ».
Des entreprises commerciales se montrent plutôt prudentes par rapport aux changements négatifs, hésitent à investir et se sont faites à l'idée d'une autre baisse de la demande et à une diminution de leur chiffre d’affaires. Ce sont ces entreprises qui ont particulièrement besoin de services de conseils et de soutien adaptés à leur situation particulière et à leur environnement social et culturel. Cela s'applique aux entreprises commerciales allemandes et aux entreprises étrangères.
Il est souvent difficile de sauvegarder des entreprises étrangères et des nouvelles entreprises à cause d’un manque d’information et de soutien de la part des administrations allemandes, des chambres de l’industrie, du commerce et de l’artisanat. L'incompréhension par rapport à des conditions de travail inhabituelles, aux dispositions et aux structures de prises de décisions informelles est souvent un obstacle. D’après les organismes d’aide du secteur privé, le fait, par exemple, que ces sociétés n'aient pas souvent recours aux services de conseils et de soutien démontre, « une certaine résistance aux conseils en rapport avec la culture ». Les gens ne sont pas prêts à suivre les pratiques commerciales habituellement de mise en Allemagne, ni à jouer le jeu de la transparence ou à communiquer les informations contenues dans les documents professionnels ou sur les structures, comme l’exige les banques » (37) . Ceci est particulièrement vrai pour les propriétaires d’entreprises qui sont d’origine étrangère : ils ont besoin d’établir un climat de confiance pour pouvoir faire part de leurs problèmes et de leurs craintes aux services concernés (38) .
Les écoles se révèlent de plus en plus comme étant les institutions clés dans les quartiers du programme « Ville sociale ». Un grand nombre de fonctions supplémentaires leur est délégué. Elles doivent compenser les déficits de l’éducation parentale, rôle que de nombreuses familles en raison de leurs situations difficiles, ne sont plus en mesure d'assurer. Mais elles représentent également le lieu principal pour l’intégration des enfants allemands et étrangers (39) . En plus de transmettre le savoir, les écoles d'aujourd'hui doivent, de plus en plus, enseigner et apprendre aux élèves les règles de fonctionnement de la vie sociale, et de la communication ainsi que les obligations liées à la vie de tous les jours. Étant donné que dans de nombreux quartiers du programme « Ville sociale », le nombre d’élèves étrangers est supérieur à la moyenne, l’enseignement interculturel acquiert une importance particulière (40) .
Le développement d’une nouvelle répartition des rôles est confronté aux barrières de la lourdeur générale des institutions scolaires (« Schools change slower than churches ») (41) . Une partie des membres de la direction des écoles et du corps enseignant maintiennent que leur tâche première est de transmettre le savoir et, en aucun cas, de résoudre les problèmes personnels de leurs élèves et de leurs parents (42) . Abandonner l’image de l’école, physiquement et mentalement, et la transformer en lieu non conventionnel d’apprentissage, n’est pas encore rentré dans les mœurs. De plus, des ressentiments qui existent depuis longtemps entre l’école et les organismes d’aide à l’enfance, gênent considérablement la coopération entre ces deux partenaires (43) .
Il est évident que le développement de nouvelles tâches et l’expérimentation de nouvelles formes de communication et de coopération représentent une charge supplémentaire de travail pour le corps enseignant, pour lequel il n’a, jusqu’à présent, reçu aucune compensation. Les écoles ont besoin d’un soutien financier et organisationnel et de plus de personnel pour pouvoir répondre à ce travail supplémentaire et à ces innovations. L’engagement bénévole du corps enseignant, des élèves, des parents et du personnel administratif enclenche souvent des processus de changement qui ne peuvent que rarement être suivis.
Le manque d’autonomie des écoles au niveau des décisions concernant le personnel, le programme scolaire, le budget, etc. empêche d'avancer et de sortir des sentiers battus. C’est pour cette raison que l’on exige des « écoles municipales » répondant aux normes basées sur les résultats établis par les administrations chargées de la culture et de l’éducation au niveau des Länder (44) : Il faut saisir cette opportunité et renforcer la position des écoles pour qu'elles puissent également dépister relativement tôt les crises éventuelles. C’est notamment pour cette raison que plusieurs partis politiques sont favorables au projet de l’école à plein temps, car ils pensent qu'elle permettra d'améliorer le travail de coopération entre l’école et les organismes d’aide à l’enfance. « Si d'excellentes écoles à plein temps étaient mises en places et organisées en centres sociaux et culturels de quartier, et si on les équipait avec le matériel nécessaire et que l'on formait le personnel de façon adaptée, cela ralentirait en grande partie les processus de désintégration » (45) .
Les associations, en tant que regroupements reconnus sur le plan juridique et visant des objectifs sociaux, restent encore les « formes d’organisation classique et dominante de l’engagement civique » (46) . Les quartiers ont une grande variété d’associations qui contribuent à la vie sociale et culturelle. Elles offrent des activités dans les domaines des loisirs, de la détente, de la culture et de l’éducation. Ces associations jouent un rôle identique à celui des groupes de quartier et de citoyens. Pour les familles d’immigrés, les associations regroupant les populations d’origine étrangères sont des « lieux d’accueil importants ». Ces associations servent de « lieux de rencontre offrant la possibilité d’échanger les expériences quotidiennes faites dans la société d’accueil, favorisent la communication et apportent un soutien » (47) .
Les clubs sportifs sont souvent l'endroit où les enfants et les jeunes, allemands et étrangers, peuvent se rencontrer sans que l’accent soit mis sur la maîtrise de la langue. D’autres capacités sont ici demandées et appréciées : les capacités sportives. En outre, les clubs de sport jouent un rôle de plus en plus important en tant qu’institutions de prévention contre la violence : « il est grand temps que l'on s'occupe de la crise de virilité » et que l'on encourage un « tout autre engagement de la part du club sportif » (48) . Les clubs de sport peuvent grandement contribuer au travail avec les jeunes, dans la mesure où ils offrent des activités qui canalisent la frustration, l’ennui et l’agressivité. Le football « est plus un apprentissage social pour nos garçons qu'autre chose », dit l’entraîneur des jeunes du club Schalke 04, lorsqu'il décrit la situation du site modèle Gelsenkirchen Schalke/Bismarck-Nord (49) .
Au cours des dernières années, on a (re)découvert le potentiel de la forme associative en tant qu'institution légale permettant d'organiser des réseaux et des groupes d’entraide, et ce particulièrement dans le contexte du programme « Ville sociale ». Des associations sont tout spécialement constituées, pour assumer des fonctions importantes dans la mise en œuvre du programme. La constitution d’associations sert de support pour les projets et les mesures du programme « Ville sociale » – que ce soit en tant que cadre juridique et organisateur du management de quartier local, de forums de quartiers, en tant que groupe d'encadrement (forum des associations à Gelsenkirchen Bismarck/Schalke-Nord), en tant qu’administrateur du budget du quartier (Ahlen) en accord avec les instances politiques locales, en tant que responsable d’alliances de quartier et des bourses d’échange ou comme « l’association des associations », qui prend en charge la responsabilité du management de quartier local (Forum Lohberg à Dinslaken (50) ).
Les organismes de gestion immobilière créent également des associations, par exemple, la société de construction de logements Glückauf à Lünen avec l’association Glückauf Nachbarschaftshilfe e.V. (association déclarée), qui a repris l’idée de « aider à s’entraider » (51) . Tous les citoyens qui sont intéressés peuvent devenir membre de l’association. Cette association gère des centres de communication et de rencontres. Elle est « l’entité la plus importante, au niveau des activités sociales, fondée par la société de construction Glückauf ».
(1) Spiegel, Integrativ, kooperativ, aktivierend, p. 29; Cf. également Spiegel,
« Zur Institutionalisierung gesellschaftlicher Interessen auf der kommunalen Ebene »
Archiv für Kommunalwissenschaften,
1. volume semestriel (1999)p. 3-23; cf. également sur le même sujet Franke/Löhr/Sander, p. 250 et suivantes.
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(2) Karl Jasper dans le cadre d’un débat d’assemblée plénière et d’un débat de spécialistes en la matière
« Integrierte Handlungskonzepte – Erfahrungen aus der Praxis », publié par l'Institut Allemand d'Urbanisme,
Impulskongress Integratives Handeln, p. 42.
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(3) Cf. Spiegel, Zur Institutionalisierungp. 9 et suivantes; commission d'enquête Zukunft des
Bürgerschaftlichen Engagements, le parlement fédéral allemand,
Bericht Bürgerschaftliches Engagement: auf dem Weg in eine zukunftsfähige Bürgergesellschaft,
Opladen 2002, p. 111 et suivantes ; Jochen Dieckmann, « Veränderungen im Kräftedreieck zwischen Bürgern,
Rat und Verwaltung », dans Heinrich Mäding (Éditeur),
Zwischen Überforderung und Selbstbehauptung – Städte unter dem Primat der Ökonomie,
Berlin 1999, p. 214 (Difu-Beiträge zur Stadtforschung, Vol. 27).
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(4) Commission d'enquête Zukunft des Bürgerschaftlichen Engagements, p. 109 f.
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(5) Spiegel, Integrativ, kooperativ, aktivierend
p. 31: « Les analyses des sciences politiques confirment la haute importance de la
pertinence de la situation et du sujet pour tout engagement social. Elles ont démontré
qu'il existe une étroite corrélation entre la volonté de participer à la démocratie
directe – par exemple, lors de référendums publics ou d'initiatives – et la pertinence
du contenu et du cas ainsi que la spécificité des propositions. »
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(6) Karin Schmalriede, « Soziale Stadt - meine Sicht, in »: Soziale Stadt infoinfo 1 (2000), p. 7.
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(7) commission d'enquête Zukunft des Bürgerschaftlichen Engagements, p. 268 et suivantes.
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(8) Auslober : AWO Arbeiterwohlfahrt Bundesverband e.V., Deutscher Städtetag, GdW Bundesverband
deutscher Wohnungsunternehmen, la fondation Schader, THS TreuHandStelle GmbH Essen, vhw Bundesverband
für Wohneigentum, Wohnungsbau und Stadtentwicklung e.V. Le concours et la documentation ont été financés
par le BMVBW; Cf. la documentation concernant les remises de prix.
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(9) Heiko Geiling, Thomas Schwartzer, Claudia Heinzelmann und Esther Bartnick,
Begleitende Dokumentation der PvO im Modellstadtteil Hannover-Vahrenheide – Endbericht, Hanover 2002, p. 83.
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(10) Sabine Tengeler dans le cadre du débat de spécialistes "Stärken und Potenziale der Stadtteile: Aktive Bewohnerschaft"
publié par l'institut Allemand d'Urbanisme (Éditeur), Kongress « Die Soziale
Stadt – Zusammenhalt, Sicherheit, Zukunft »
Documentation, Berlin 2002, p. 156 (Arbeitspapiere zum Programm Soziale Stadt, Vol. 8).
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(11) Voir plus loin le chapitre 8 « Implication et participation ».
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(12) Commision d’enquête Zukunft des Bürgerschaftlichen Engagements, p 101.
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(13) Il existe d'autres explications à cette perte de pouvoir : peu de liberté
d'action étant donné les difficultés financières des municipalités, influence réduite
à cause de la délocalisation et de la privatisation, de la modernisation des administrations
locales et de la mise en place simultanément de la budgétisation; cf. Paul von Kodolitsch,
« Miteinander oder gegeneinander ? Zum schwierigen Verhältnis zwischen Rat und Verwaltung »
Archiv für Kommunalwissenschaften, 2. volume semestriel (2000), p. 215 f.
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(14) Cf. Birgit Frischmuth und Paul von Kodolitsch, « Bürger – Rat – Verwaltung: Neue Rollenverteilung in der
Kommunalpolitik », Heinrich Mäding (Éditeur) Zwischen Überforderung und Selbstbehauptung – Städte unter dem
Primat der Ökonomie, Berlin 1999, p. 181-207
Difu-Beiträge zur Stadtforschung, Vol. 27).
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(15) En science politique, lorsque l'on fait référence au transfert des relations entre
les pouvoirs de décision et les systèmes sociaux fonctionnels pour améliorer les modèles
hiérarchiques traditionnels, les politologues parlent du « besoin d'un deuxième modèle de
gouvernance », qui pourrait également être décrit comme consensuel ou coopératif; cf. Spiegel,
Zur Institutionalisierung, p. 5.
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(16) Ibid., p. 13.
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(17) Ibid., p. 3.
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(18) Stefan Stefan Rommelfanger dans le cadre du débat de spécialistes
« Stärken und Potenziale der Stadtteile:
Aktive Bewohnerschaft », publié par l'Institut d'urbanisme Allemand, Kongress « Die Soziale Stadt ... », p. 150.
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(19) Pour en savoir plus sur ce sujet et sur les suivants, Roland Roth,
« Schritte zur Bürgerkommune sind möglich » dans
Demokratische
Gemeinde, n°7 (2002), p. 11.
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(20) Städtenetzwerk für Stadtteile mit besonderem Erneuerungsbedarf (Éditeur),
Positionspapier 2001.
Raumorientierung der kommunalen Selbstverwaltung, Essen 2001.
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(21) Ibid., p. 15.
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(22) Wolfgang Hinte, « Verwaltungsreform und integrierte Stadtentwicklung – zwei gegenläufige Strategien ? », dans
vhw Forum Wohneigentum, n°7 (2000), p. 253 f.
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(23) Commission d'enquête, Zukunft des bürgerschaftlichen Engagements, p. 192.
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(24) Commission d'enquête, Zukunft des bürgerschaftlichen Engagements, p. 241.
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(25) Reinhard Thies<,
« Beteiligung der Freien Träger »
, Institut Allemand d'Urbanisme (Éditeur), Impulskongress Integratives Handeln für die soziale Stadtteilentwicklung.
Documentation, Berlin 2002, p. 99 (Arbeitspapiere zum Programm Soziale Stadt, Vol. 7).
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(26) Thies, p. 104.
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(27) Pour en savoir plus sur ce point et les suivants, cf. Wolfgang Klug,
« Wohlfahrtsverbände zwischen Beharrung, Aufbruch und Neuorientierung », dans
Archiv für Kommunalwissenschaften, 1. volume semestriel (1999), p. 86 et suivantes.
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(28) Lutz Freitag, président du GdW, à l'occasion de la remise des prix
« Ville sociale 2002 », en janvier 2003, cité dans l'article « Bürgerschaftliches und
unternehmerisches Engagement für soziale Stabilität in den Städten », dans
Wohnungswirtschaftliche Informationen, n 3 (2003), p. 5.
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(29) Les arriérés de loyer donnent l'occasion de résilier les contrats ou d'expulser
les locataires et peuvent signalé le risque d'être sans-abri.
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(30) Hans Fürst, « Nassauische Heimstätten Gesellschaft für innovative Projekte
im Wohnungsbau mbH, Frankfurt am Main, im Rahmen des Podiumsgesprächs "Integrierte
Handlungskonzepte – Erfahrungen aus der Praxis" », publié par l'Institut Allemand d'Urbanisme,
Impulskongress Integratives Handeln
p. 53 f.
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(31) Karl-Heinz Cox, TreuHandStelle GmbH Essen im Rahmen der
Abschlussdiskussion
publié par l'Institut Allemand d'Urbanisme, Fachgespräch Wirtschaften im Quartier, p. 144.
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(32) Cf. Karl-Heinz Cox lors de la remise du prix « Ville sociale »,
cité dans l'article « Bürgerschaftliches und unternehmerisches Engagement für soziale
Stabilität in den Städten » dans Wohnungswirtschaftliche Informationen, n°3 (2003), p. 5.
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(33) Hans Fürst, cité dans l'Institut Allemand d'Urbanisme,
Impulskongress Integratives Handeln, p. 54.
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(34) Christine Becker,
« Impulsreferat Beteiligung der Wirtschaft », dans l'Institut Allemand d'Urbanisme,
Impulskongress Integratives Handeln, p. 91.
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(35) Pour en savoir plus sur ce point et les suivants, cf. Dieter Läpple,
« Städte im Spannungsfeld zwischen globaler und lokaler Entwicklungsdynamik »,
Institut für Landes- und Stadtentwicklungsforschung des Landes Nordrhein-Westfalen (Éditeur),
Lokale sozio-ökonomische Strategien in Stadtteilen mit besonderem Erneuerungsbedarf, Dortmund 2000, p. 27 et suivantes.
(ILS-Schriftenreihe, Vol. 168). À Hambourg, les entreprises de quartier assurent en grande
partie « le soutien de l'économie de la métropole. ». Ce sont également celles qui se
sont agrandies pendant la durée de l'étude. (p. 27)
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(36) Christine Becker, p. 91.
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(37) Sahinder Öztürk dans le cadre du débat de spécialistes :
« Stärken und Potenziale der Stadtteile: Lokale Ökonomie »,
publié par l'Institut Allemand d'Urbanisme, Kongress « Die Soziale Stadt ... », p. 129.
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(38) Beauftragte der Bundesregierung für Ausländerfragen (Éditeur),
Bericht der Beauftragten der Bundesregierung für Ausländerfragen über die Lage der Ausländer in der Bundesrepublik Deutschland,
Bonn 1997, p. 152.
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(39) La conférence des Ministres de l’Éducation et des Affaires culturelles des Länder a déjà
fait, en 1996, des recommandations à ce sujet, selon lesquelles l’enseignement interculturel doit
trouver une place cohérente et généralisée dans toute les matières du système d’enseignement en tant
qu'élément de base du programme, Cf. Sekretariat der Ständigen Konferenz der Kultusminister der Länder
in der Bundesrepublik Deutschland, Empfehlungen „Interkulturelle Bildung und Erziehung in der Schule“,
Décision du 25 octobre 1996 de la conférence des Ministres de l’Éducation et des Affaires culturelles.
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(40) Wolfgang Steiner, « Die Zeit ist reif », dans
Stadterneuerungs- und Stadtentwicklungsgesellschaft Hamburg mbH, Schulen und Stadtteile gemeinsam
entwickeln, Quartiersnachrichten spezial, 2. édition, Hamburg 2000, p. 21.
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(41) Ingo Richter, « Die achte Todsünde der Bildungspolitik. Die Vernachlässigung sozialer Brennpunkte »,
dans, Kirsten Bruhns und Wolfgang Mack (Éditeur), Aufwachsen und Lernen in der Sozialen Stadt. Kinder und Jugendliche
in schwierigen Lebensräumen, Opladen 2001, p. 62.
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(42) De nombreux représentants des organismes d'aide à l'enfance considèrent l'école
comme de simples organes de sélection et de discipline avec des programmes, des examens et
des diplômes rigides, qui ne répondent pas de façon appropriée aux changements sociaux. De
son côté, le corps enseignant voit plutôt les activités des organismes d'aide à l'enfance qui
sont ouvertes à tous, individualistes et proposées bénévolement au niveau extra-scolaire, comme
étant des mesures d'aide inadaptées et dénuée de tout objectif d'enseignement (garderie). Cf.
à ce sujet Thomas Coelen, « Kooperation von Schulen und Jugendhilfe », dans Stadterneuerungs-
und Stadtentwicklungsgesellschaft Hamburg mbH,
Schulen und Stadtteile gemeinsam entwickeln, Quartiersnachrichten spezial,
2. édition. Hamburg 2000, p. 28; Richter, p. 62.
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(43) Christian Pfeiffer, Ministre de la justice du Land de la Basse-Saxe, dans le cadre du débat de spécialistes
"Zusammenhalt, Sicherheit, Zukunft - Chancen für einen gesellschaftlichen Wandel"
publié par l'Instutut Allemand d'Urbanisme, Kongress, « Die soziale Stadt ... », p. 59.
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(44) Hartmut Häußermann, Global, lokal, sozial, p. 78 et suivantes.
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(45) Commission d'enquête, Zukunft des bürgerschaftlichen Engagements p. 69. Dans les
nouveaux Länder, le degré d'organisation est un peu moins important. Sous le régime de la RDA, les
associations autonomes n'étaient pas autorisées. La création de clubs a connu un boum en 1990 (ibid., p 238).
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(46) Deutscher Bundestag (Éditeur),
Sechster Familienbericht.Familien ausländischer Herkunft in Deutschland. Leistungen – Belastungen –
Herausforderungen und Stellungnahme der Bundesregierung, Drucksache 14/4357 (2000), p. 167.
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(47) Christian Pfeiffer, Institut Allemand d'Urbanisme,
Kongress « Die soziale Stadt »p. 64 f.: « La violence est masculine ...Cette
crise de la masculinité se manifeste dans les banlieues. On doit donner à ces jeunes
l'image d'idoles différentes, d'autres perspectives et des possibilités de loisirs différentes... »
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(48) Bodo Menze dans le cadre du débat de spécialistes :
« Die soziale Stadt – Vielfalt und Zukunft »publié par l'Institut Allemand d'Urbanisme,
Kongress « Die soziale Stadt », p. 75.
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(49) L'article 1 du règlement intérieur stipule : « L'association, en partenariat
avec la ville, devrait développer et appliquer le plan d'action approuvé par le conseil municipal
de la ville de Dinslaken, conjointement avec les habitants de Lohberg, en prenant compte les
aspects sociaux, culturels et économiques. »
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(50) Pour en savoir plus sur ce point, cf. Klaus Pfitzenreuter, « Die Einbindung
in lokalen Netzwerken – Neue Handlungsansätze zur Bearbeitung wohnungswirtschaftlicher
Fragestellungen – Das Beispiel Lünen-Brambauer », dans l'Institut Allemand d'Urbanisme,
Fachgespräch Wirtschaften im Quartier, p. 81.
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Source: Soziale Stadt - Strategien für die Soziale Stadt, Erfahrungen und Perspektiven – Umsetzung des Bund-Länder-Programms „Stadtteile mit besonderem Entwicklungsbedarf – die soziale Stadt", Deutsches Institut für Urbanistik 2003