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soziale stadt - bundestransferstelle


  


3.3 Le découpage des quartiers du programme

Dans le cadre traditionnel de la promotion de l'urbanisme, les questions de taille et de découpage des quartiers jouaient déjà et jouent toujours un rôle important dans la mise en œuvre des programmes. Même si auparavant il fallait avant tout que des sources de financement soient trouvées et que les programmes soient réalisés rapidement. Par conséquent, les zones de réhabilitation étaient relativement petites, avec une surface moyenne en 1984 de 10,6 hectares sur l'ensemble du territoire allemand (1). Les quartiers du programme « Ville sociale » sont en revanche douze fois plus étendus, avec une superficie moyenne de 126 hectares. Cela prouve qu'une philosophie du renouvellement urbain, plus largement axée sur les approches intégrées, a des répercussions sur la sélection des zones et sur leur découpage. On ne se contente plus de découper les quartiers d'après leurs types de populations et leur espace fonctionnel.

D'un endroit à un autre, la superficie des quartiers du programme « Ville sociale » varie considérablement. Elle va de seulement un hectare (dans les districts de Schmarl à Rostock et de Schwalbenweg à Schwabach) à 1 061 hectares (dans le district de Vorhalle à Hagen, en Rhénanie du Nord-Westphalie). Pour l'Allemagne la superficie moyenne de l'ensemble des quartiers participant au programme est de 126 hectares. Le Land présentant la moyenne la plus élevée est la Rhénanie du Nord-Westphalie (287 hectares), suivi par la Basse-Saxe avec 255 et la Saxe-Anhalt avec 187 hectares. Les moyennes les plus basses du programme sont atteintes en Rhénanie-Palatinat (32 hectares), en Poméranie (43 hectares) et à Berlin (63 hectares).Si le Bade-Wurtemberg et la Bavière occupé la première et la deuxième place lors de la première enquête (2), la taille des quartiers participant au programme a relativement augmenté en 2001.

En analysant la mise en œuvre du programme d'actions intégrées pour les districts urbain avec un besoin particulier de renouvellement, la Rhénanie du Nord-Westphalie s'est appuyée sur des expériences menées en Grande-Bretagne pour déterminer la « taille idéale » des régions voulant mener un plan de réhabilitation urbaine avec la participation des habitants. Il a été ainsi proposé que le nombre d'habitants dans un quartier ne soit pas inférieur à 5 000 et ne dépasse pas les 25 000 (3). Les quartiers du programme ont un nombre d'habitants compris dans cette fourchette, avec en moyenne 8 415 habitants. On constate également une légère différence entre les anciens Länder où la moyenne est de 8 225 habitants et les nouveaux Länder où elle est de 9 260 habitants (4). Cela s'explique par le fait qu'il y a beaucoup plus de grands lotissements dans les nouveaux Länder. Les quartiers du programme situés en Saxe-Anhalt sont les plus peuplés avec une moyenne de 13 700 habitants, viennent ensuite les quartiers situés en Rhénanie du Nord-Westphalie et à Berlin. Les quartiers du programme les moins peuplés sont en Basse-Saxe avec environ 3 700 habitants, viennent ensuite ceux du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie-Palatinat.

Figure 26: Taille des quartiers du programme. Deuxième enquête (Difu 2002).

Institut Allemand d'Urbanisme  


Tableau 5: Taille des quartiers du programme par rapport à la taille du Land. Deuxième enquête (Difu 2002).

 

Size (hectares)

Size (population)

Minimum

Maximum

Moyen

n

Minimum

Maximum

Moyen

n

Bade-Wurtemberg

  5

   518

  90

  14

   531

16,379

  4,706

  13

Bavière

  1

   930

116

  26

     51

95,367

  8,574

  27

Berlin

15

   103

  63

  14

4,404

19,636

12,20

  14

Brême

  7

   354

129

  11

   890

25,478

  8,863

  11

Hambourg

40

   140

  93

    4

7,124

13,400

10,675

    3

Hesse

10

   352

  80

  17

1,940

13,994

  6,364

  16

Basse-Saxe

  4

   255

  56

  22

   797

10,312

  3,721

  21

Rhénanie du Nord-Westphalie

  8

1,61

287

  32

1,216

40,693

13,289

  33

Rhénanie-Palatinat

  2

   140

  32

  11

   293

270

  5,462

  12

Saar

20

   334

165

  12

1,657

10,514

  5,621

  12

Schleswig-Holstein

17

   408

108

    7

1,467

20,185

  6,858

    7

Total pour les anciens Länder

  1

1,61

128

170

     51

95,367

  8,225

169

Brandenbourg

24

   235

102

    8

1,950

17,730

  9,309

    8

Mecklenbourg-Poméranie occidentale

  1

     70

  43

    8

3,700

12,567

  6,947

    7

Saxe

22

   352

112

    9

   994

28,891

  6,955

    9

Saxe-Anhalt

32

   346

187

    8

3,149

28,899

13,668

    8

Thuringe

30

   445

146

    6

2,349

22,825

  9,575

    6

Total pour les nouveaux Länder

  1

   445

116

  39

   994

28,899

  9,260

  38

Total

  1

1,61

126

209

     51

95,367

  8,415

207

Institut Allemand d'Urbanisme  


L'écart considérable de tailles entre les différents quartiers sélectionnés apparaît très clairement quand on compare les quartiers les plus petits (comme celui de Schwalbenweg à Schwabach [51 habitants] ou Am Luisenturm à Coblence [293 habitants]) avec les plus grands (comme le quartier Mittlerer Ring de Munich [95 000 habitants], le Nord du centre ville de Dortmund [54 000 habitants] et Flingern/Oberbilk à Dusseldorf [41 000 habitants]). On constate que les quartiers les plus peuplés (ceux qui comptent plus de 25 000 habitants) sont soit dans les vieilles villes datant de l'Empire allemand de 1871 (comme le quartier Est de Leipzig ou les quartiers de Kalk à Cologne et de Gröpelingen à Brême), soit des lotissements de préfabriqués de l'ex-RDA (comme les quartiers de Neustadt à Halle, de Marzahn à Berlin et de Prohlis à Dresde).

Certaines villes et communes ont divisé de très grands quartiers en une multitude de sous-quartiers, dont certains ont été qualifiés de « quartiers chauds » du point de vue social ou « d'îlots à problèmes ». Ainsi, le conseil consultatif du quartier de Gröpeligen à Brême a décidé, en décembre 2000, de mettre en œuvre le programme en concentrant ses efforts « sur des points particulièrement problématiques (zones de focalisation) » (5). Le quartier Est de Leipzig met également en œuvre le programme en se concentrant sur des « points centraux » (6).

A contrario, d'autres communes semblent privilégier essentiellement des approches urbanistiques centrées sur l'investissement (7). Mais le choix de tout petits quartiers dont le découpage repose quasi exclusivement sur la considération de volumes d'investissement architectural et urbanistique répond mal aux exigences du programme « Ville sociale ». Cela rend par exemple plus difficile la valorisation du potentiel environnant pour la promotion de l'économie locale, ainsi que la prise en charge des défauts des infrastructures par des plans de développement et d'exploitation. C'est dans ce contexte que l'évaluation menée en Rhénanie du Nord-Westphalie a plaidé pour une « délimitation flexible et extensible des quartiers concernés » (8). De même, le congrès d'impulsion pour le commerce intégré a insisté sur l'importance du rôle des « quartiers complémentaires », qui devrait être garanti institutionnellement (9). Ces quartiers sont liés, fonctionnellement et géographiquement, au quartier concerné par le programme, et apportent leur « potentiel de soutien » à la mise en œuvre des stratégies et des mesures programmées.

Dans cet ordre d'idées, il est intéressant de se demander dans quelle mesure les interlocuteurs de la commune considèrent que la sélection et le découpage de leurs quartiers sont « corrects » du point de vue fonctionnel et géographique. Dans les sites modèles, on a souligné la difficulté à mettre en œuvre le programme dans les régions où deux quartiers différents sont réunis en un seul : pour Gelsenkirchen (Bismarck et Schalke-Nord), pour Hambourg-Lurup (Flüsseviertel et Lüdersring/Lüttkamp) et pour le centre ville de Neunkirchen, on constate une hétérogénéité entre une ville forte et une ville faible.

Figure 27:
Leipziger Osten (vom Baualter gemischtes, teilweise gründerzeitliches Quartier)
(Foto: Stadt Leipzig/Mai)

Figure 28:
Nürnberg – Galgenhof/Steinbühl (Altbauquartier)
(Foto: Bischof + Broel KG, Nürnberg, Luftbild Nr. 2001-902-CR-B-43)

Figure 29:
Schwerin – Neu Zippendorf (Plattenbausiedlung der Siebzigerjahre)
(Foto: Stadt Schwerin)

Figure 30:
Gelsenkirchen – Bismarck/Schalke-Nord (Altbauquartier mit dem abgeräumten
Zechengelände Consolidation)
(Foto: Stadt Gelsenkirchen, Amt für Stadtentwicklung und Wirtschaftsförderung)

À la question « le découpage du quartier est-il bon ou mauvais? », les personnes interrogées ont répondu dans 157 quartiers sur les 201 (soit dans 78 % des cas) qu'il était bon car il permet de se regrouper pour faire face aux problèmes. Pour 33 quartiers du programme (soit 16 %), ce découpage est considéré comme n'étant pas correct, entre autres parce que l'environnement du quartier, et par conséquent les infrastructures qui lui sont vitales, n'ont pas été prises en compte. Pour 11 quartiers (soit 5 %), les participants à l'enquête n'ont pas exprimé leur opinion (« ça dépend »). On constate que c'est dans le Schleswig-Holstein (pour plus de la moitié des quartiers) et en Basse-Saxe (pour environ un quart) qu'on est le plus sceptique vis-à-vis du bien fondé du découpage.

(1) Rainer Autzen, Heidede Becker, Rudolf Schäfer et Elfriede Schmidt, Erfahrungen mit der Sanierung nach dem Städtebauförderungsgesetz – Perspektiven der Stadterneuerung , Bonn-Bad Godesberg, 1986, p. 51 et suivantes (collection du Ministère del'Aménagement du Territoire, de la Construction et de l'Urbanisme N°02.036).

(2) Le Bade-Wurtemberg, avec des quartiers d'une superficie moyenne de 35 hectares, était en première position (la moyenne y est maintenant d'environ 90 hectares), la Bavière, avec à l'origine 39 hectares de moyenne, se situait en deuxième position (maintenant 116 hectares).

(3) Institut für Landes- und Stadtentwicklungsforschung des Landes Nordrhein-Westfalen (Institut pour la recherche en développement régional et urbain dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie) (Editeur), Analyse der Umsetzung des integrierten Handlungsprogramms für Stadtteile mit besonderem Erneuerungsbedarf , Dortmund, 2000, p. 16 (ILS Schriften, Vol. 166).

(4) Les chiffres se sont beaucoup rapprochés depuis le premier sondage de 2000/2001. Auparavant, l'écart était considérable avec environ 11 600 habitants pour les anciens Länder contre 8 400 pour les nouveaux.

(5) Franke/Meyer, p. 22.

(6) Böhme/Franke, p. 22.

(7) Par exemple, le site modèle de Singen-Langenrain, dans lequel la ville demandait « que les aides à l'investissement soient limitées à certaines zones et que les terrains privés à proximité ne soient pas pris en compte. ». « Cette séparation artificielle » a été remise en question à maintes reprises au cours du projet, car une compréhension du quartier justifierait les moyens(Krings-Heckermeier/Heckenroth/Geiss, p. 20).

(8) Institut pour le développement de la ville et du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, p. 18.

(9) Spiegel, Integrativ, kooperativ, aktivierend, p. 33.


  


Source: Soziale Stadt - Strategien für die Soziale Stadt, Erfahrungen und Perspektiven – Umsetzung des Bund-Länder-Programms „Stadtteile mit besonderem Entwicklungsbedarf – die soziale Stadt", Deutsches Institut für Urbanistik 2003

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